neyo. : Une boutique en ligne, retricotée maille après maille.
Une marque de maille d’Aix-la-Chapelle, un travail artisanal issu de cinq ateliers de Katmandou, une boutique en ligne qui vend depuis 2008. KonzeptCode s’occupe du système depuis des années ; en 2026, la décision d’une reconstruction complète a été prise ensemble. Le nouveau site a été construit à côté de la boutique en activité : un kit de 18 modules, chaque fonction de l’ancien système vérifiée, la fondatrice elle-même dans l’éditeur dès le début. Le 28 septembre, la bascule a eu lieu, en une matinée, sans que la vente ne s’arrête.
Situation de départ
Pourquoi on n’éteint jamais simplement une boutique en activité
Derrière neyo., il y a le travail artisanal : du cashmere et d’autres matières pures de l’Himalaya, fabriqués dans cinq ateliers de Katmandou par 35 makers que la marque connaît par leur nom. La vente passe par neyo.eu, avec expédition depuis Aix-la-Chapelle, depuis 2008. La boutique est à la fois vitrine et caisse, c’est ici qu’arrivent les commandes.
Après de nombreuses années, la décision était claire : le site doit être entièrement refait. Seulement, une boutique n’est pas un prospectus qu’on remplace du jour au lendemain. Les commandes quotidiennes, les comptes clients, les factures et la visibilité sur Google en dépendent. La consigne était donc simple : reconstruire, sans arrêter la vente ne serait-ce qu’un jour.
Ce que nous avons fait
Le nouveau site a grandi, invisible, à côté de l’ancien
Pour la clientèle et les moteurs de recherche, pendant des mois, rien n’a changé. Derrière, la reconstruction complète suivait son cours. Voici à quoi cela ressemblait :
- La vente a continué tout le temps dans la boutique habituelle. Qui commandait commandait comme toujours : pas d’avis de travaux, pas de pages à moitié finies, pas de mode maintenance. Le nouveau site grandissait à côté, invisible, visible seulement pour la propriétaire et pour nous.
- La propriétaire voyait à tout moment l’état réel. Pas de maquette cliquable, pas de PDF de travail : elle vérifiait le nouveau site directement dans la boutique en activité, avec ses vrais produits et ses vrais prix. Les retours arrivaient en continu, elle modifiait beaucoup de choses elle-même. À la fin, aucune surprise : elle connaissait déjà chaque page.
- Tout ce que la boutique fait au quotidien a suivi. Des factures qui partent automatiquement. Une recherche qui comprend aussi les noms de couleurs et les références. Le magazine qui reprend chaque newsletter de lui-même. Avant la bascule, il a été vérifié point par point que rien de tout cela ne manque. C’est seulement une fois cette liste vide que la bascule a reçu sa date.
- La bascule elle-même : une matinée, avec un plan B en poche. Le 28 septembre, le changement a eu lieu. Toutes les adresses sont restées valables : qui ouvre un ancien lien depuis Google, une newsletter ou ses favoris arrive sur la bonne page. Au cas où, le chemin du retour vers l’ancien site était prêt, un seul geste. Il n’a pas servi.
Le point crucial
Ce qui est vraiment en jeu quand une boutique déménage
Dans une refonte, c’est rarement le design qui échoue, c’est tout ce qui l’entoure : des commandes qui n’arrivent pas. Des comptes clients devenus inaccessibles. Des numéros de facture qui sautent. Des résultats Google qui ne mènent nulle part. Ce sont exactement ces points qui figuraient sur la liste, traitée avant la bascule et revérifiée le jour même.
Après la bascule, nous avons parcouru la boutique comme un client : flâner, ouvrir un produit, ajouter au panier, passer en caisse, entrer dans le compte. Tout fonctionnait. Pour les visiteurs, c’était une matinée comme les autres, et c’était précisément l’objectif.
Résultat
Une nouvelle image, et le quotidien est devenu plus léger
Le nouveau neyo.eu raconte ce qui fait la marque : les personnes à Katmandou, les matières, la vision. Plus une boutique qui reste fidèle à la nouvelle image jusqu’au panier, à la caisse et au compte, au lieu de changer de décennie au moment de payer.
Et le quotidien est devenu plus léger : la propriétaire modifie les textes, change les images et compose elle-même de nouvelles pages, sans devoir mandater quelqu’un pour chaque détail. La newsletter continue d’entrer toute seule dans le magazine. Le site n’est plus un projet pour lequel il faut appeler, c’est un outil qu’on utilise en interne.
Le principe derrière
La boutique a continué à vendre. Chaque jour de la refonte.
Une reconstruction complète à côté des ventes en cours, une bascule en une matinée, un plan B qui n’a pas servi. La clientèle n’a rien remarqué de la refonte, sauf à la fin.


